Un amour inaccessible

Février 2021, un moment de pur bonheur, d’excitation, de questionnement. Nous avançons tête la première et tout s’enchaîne. Première échographie, un moment magique et excitant. Nous voyons et entendons le cœur du bébé pour la première fois, ouf; tout va pour le mieux.

Deuxième échographie, nous sommes ravis de revoir notre petit bout qui, nous le croyons, se développe magnifiquement bien. Nous préparons déjà quelques emménagement pour ne pas être pris au dépourvu. Tout cela est magique et rempli de paillettes.

Puis arrive le verdict de la prise de sang, trisomie 21…

Le départ d’une douleur et d’une tristesse inconditionnelle. La prise de sang m’amène à l’ amniocentèse. Le verdict reste le même. Les médecins n’ont qu’ un mot en bouche, interruption, mais pourquoi devrais-je faire cela ? Mon bébé est là, c’est mon enfant, celui que je sens bouger et qui, nous l’apprenons, est une petite fille. Mon rêve d’être maman est désormais obscurci par de gros nuages. Un cœur de maman qui dit oui, oui à cet enfant différent que j’aurais aimer d’autant plus, je l’aimais déjà tellement plus,…

Un cœur de papa, qui lui voit le regard des autres, sa différence, comme un véritable handicap et décide de ne plus rien savoir et taire cette grossesse, même sous notre propre toit.

La distance se fait et mon esprit ce perd dans un profond océan de désespoir. Je me renseigne, m’inscris à des groupes de parents T21 et une dame m’a alors ouvert les yeux. Quoi qu’ il en coûte, j’aime cet enfant et désire plus que tout lui donner sa chance.

Le chagrin, l’épuisement psychologique et le tourment. Perdue, je suis perdue.

Et là, tout arrive ce 5 mai 2021 … Léana est là, beaucoup trop tôt et aucun cœur qui bat. La douleur est insupportable, ma seule pensée est d’espérée que la petite flamme de vie qui lui manque réapparaisse .

Les jours suivants furent vagues, très vagues comme si je vivais dans un monde parallèle. Puis viens la colère, l’incompréhension la tristesse, la solitude et un dégoût de la vie en général. Nous enterrons notre bébé, notre petit ange et à cet instant précis j’ai compris qu’ elle ne serait jamais auprès de moi, que mon petit bouton de rose n’éclora jamais pour devenir une magnifique petite fille, adolescente et jeune femme et que je ne partagerais jamais ces moments que l’on devrait tous pouvoir partager avec son enfant. Je veux hurler à quel point je l’aime, qu’elle soit encore là avec moi partageant la même chaleur, le même sang et émotions.

A ce moment, je ne pensais pas pouvoir tout simplement vivre avec cette douleur et le travail commence. Après le suivi psychologique, je passe à la recherche de soi. Qui suis-je maintenant ? La question est toujours en suspens, mais à l’heure actuelle je vais mieux, j’ai retrouvé un emploi et j’ai recommencé mes tâches ménagères que j’avais longtemps laisser sur le côté. Cela m’a énormément apporté.

Me réouvrir au monde et pouvoir avancer en m’occupant au maximum l’esprit. Mais la douleur est toujours là, devenant peu à peu supportable. Les insomnies ce font moins présentes et les crises de colère envers le monde extérieur ce font plus calmes et vers moi même aussi car le travail le plus dure n’est pas celui envers les autres, mais celui en vers soi-même …

Léana, qui aujourd’hui je l’ai compris, sera toujours là auprès de moi comme une étoile remplie de lumière et d’espoir. J’avance malgré tout pour elle, même si elle n’est pas là. Pour la rendre fière de la force de sa mère de là ou elle est.

Je remercie mon compagnon pour son soutien indéfectible.

A l’association Au-delà des nuages pour les magnifiques clichés de ma princesse et leur soutien.

Et bien sûr à ma fille de m’avoir fait découvrir cette force en moi que je ne connaissais pas.

 

 

 

 

 

 

 

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